Glossaire
30 définitions, écrites pour être utiles hors de leur contexte : ce que le terme veut dire, à quoi il sert, et pourquoi on s'en soucie. Chacune tient en quelques phrases — c'est volontaire, une définition de 60 mots qui répond complètement vaut mieux qu'un article de 2 000 mots qui noie la réponse. Les entrées Wikidata sont indiquées quand elles existent.
- SEO
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Search Engine Optimization : l'ensemble des pratiques qui rendent un site lisible et bien classé par un moteur de recherche comme Google. On distingue le SEO technique (vitesse, structure, balisage), le contenu et le netlinking. Le SEO ne garantit jamais une position : il augmente la probabilité d'apparaître pour les bonnes requêtes.
- GEO (Generative Engine Optimization)
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L'optimisation d'un site pour être cité dans les réponses générées par les moteurs d'IA comme ChatGPT, Perplexity ou Google AI Overview. Là où le SEO vise le classement dans la liste de résultats, le GEO vise la citation dans la réponse elle-même. Les deux reposent sur la même base : du contenu factuel, daté, attribué et techniquement accessible.
- SEO local
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Le référencement d'une entreprise sur des requêtes géolocalisées (« plombier Dijon »). Il repose sur trois piliers : la fiche Google Business Profile, la cohérence du nom, de l'adresse et du téléphone entre le site et les annuaires, et les avis. Un site peut être invisible nationalement et très visible localement, et inversement.
- Largest Contentful Paint (LCP)
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Le temps écoulé entre le début du chargement d'une page et l'affichage de son plus grand élément visible. Google le considère bon sous 2,5 secondes et mauvais au-delà de 4. C'est l'un des trois Core Web Vitals, mesuré sur les données de terrain du rapport CrUX, au 75e centile des visites.
- Cumulative Layout Shift (CLS)
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Une mesure de la stabilité visuelle d'une page : à quel point les éléments se déplacent pendant le chargement. Un score sous 0,1 est bon. Le CLS se détériore typiquement quand une image ou une police arrive après coup sans que sa place ait été réservée. C'est un des trois Core Web Vitals.
- Core Web Vitals
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Les trois métriques que Google utilise pour mesurer l'expérience réelle d'une page : le LCP pour la vitesse d'affichage, l'INP pour la réactivité aux interactions, et le CLS pour la stabilité visuelle. Elles sont mesurées sur les visites réelles des utilisateurs de Chrome, pas en laboratoire.
- Time to First Byte (TTFB)
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Le temps entre la demande d'une page et l'arrivée du premier octet de réponse. Il mesure surtout le serveur et l'hébergement, pas la page. En dessous de 800 millisecondes, il est considéré bon ; un site statique bien hébergé est souvent sous 300.
- Lighthouse
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L'outil d'audit de pages de Google, gratuit et open source. Il note la performance, l'accessibilité, les bonnes pratiques et le SEO, chacun sur 100. Un score Lighthouse est une mesure de laboratoire, sur une connexion simulée : c'est un thermomètre reproductible, pas la température réelle de vos visiteurs.
- Schema.org
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Le vocabulaire de données structurées standard du web, co-écrit par Google, Microsoft, Yahoo et Yandex. Il permet de déclarer en JSON-LD ce qu'est une page : une entreprise, un article, une FAQ, un avis. Les moteurs s'en servent pour comprendre l'entité derrière la page plutôt que de la deviner.
- JSON-LD
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Le format d'écriture des données structurées Schema.org : un bloc JavaScript Object Notation for Linked Data dans le code de la page, lisible par la machine sans toucher au contenu visible. C'est le format recommandé par Google, de préférence à microdata ou RDFa.
- Astro
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Un générateur de site qui produit du HTML statique et n'envoie aucun JavaScript au navigateur par défaut. Résultat : des pages légères, rapides à charger et lisibles sans exécution de script — ce qui compte aussi pour les moteurs de réponse, dont beaucoup ne rendent pas le JavaScript à la récupération.
- CMS
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Content Management System : un logiciel qui permet de modifier un site sans toucher au code, comme WordPress. Le confort a un coût : un CMS exécute du code à chaque visite, s'appuie sur des extensions à maintenir, et doit être mis à jour sous peine de failles. Un site statique échange ce confort contre la vitesse et l'absence de maintenance.
- WordPress
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Le CMS le plus utilisé du web : plus de 40 % des sites mondiaux. Il est souple et riche en extensions, mais exécute du code côté serveur à chaque visite et doit être mis à jour régulièrement ; ses extensions sont la première porte d'entrée des piratages de sites.
- Google Business Profile
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La fiche d'entreprise gratuite affichée sur Google Maps et dans le volet local des résultats. Elle est le principal levier du SEO local : une fiche complète, avec photos, horaires et avis, capte les recherches « près de moi ». Elle existe indépendamment du site, et les deux doivent dire exactement la même chose.
- Sitemap
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Un fichier XML qui liste les pages d'un site pour aider les moteurs à les découvrir. Il ne crée pas de classement : il garantit l'accès. La version HTML, destinée aux humains, s'appelle le plan du site. La date de dernière modification par page n'est utile que si elle est honnête.
- robots.txt
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Le fichier de contrôle d'accès d'un site, à la racine du domaine. Il dit aux crawlers ce qu'ils peuvent lire ou non. Depuis 2025, les éditeurs d'IA séparent leurs crawlers d'entraînement et de recherche : bloquer l'un ne retire pas de l'autre.
- Crawl
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La lecture automatique d'une page par un robot pour l'ajouter à un index. Le crawl est la porte d'entrée : une page mal configurée, lente ou protégée par un défi JavaScript peut ne jamais être lue. Environ trois quarts des sites français ont une barrière technique qui bloque certains crawlers d'IA.
- Indexation
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L'enregistrement d'une page dans la base d'un moteur, qui la rend éligible à apparaître dans les résultats. Le crawl est la lecture, l'indexation est le classement dans la bibliothèque. Une page crawlée n'est pas toujours indexée ; une page non indexée ne peut jamais ranker.
- Canonical
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La balise qui déclare l'URL officielle d'une page quand le même contenu est accessible par plusieurs adresses. Elle évite que le moteur répartisse le crédit d'une page entre plusieurs doublons. Elle doit être absolue et pointer vers elle-même sur chaque page.
- Hreflang
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La balise qui déclare à Google quelle version d'une page correspond à quelle langue et quel pays. Elle évite que la version anglaise d'un site apparaisse en réponse à une recherche française. Chaque page doit renvoyer vers toutes ses versions, et toutes doivent se répondre : c'est la réciprocité.
- Données structurées
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De l'information sur l'information : des balises qui déclarent à la machine ce que la page contient — une entreprise, un prix, une question, une recette. Elles ne créent pas de classement, mais elles lèvent l'ambiguïté, et l'ambiguïté est ce qui fait perdre une page à l'étape de sélection.
- SERP
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Search Engine Results Page : la page de résultats d'un moteur de recherche. En 2026, elle se compose d'une liste de liens classiques, plus des réponses générées par IA, des panneaux locaux et des extraits enrichis. Être visible dans la réponse IA ne dispense pas d'être présent dans la liste.
- AI Overviews
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La réponse générée par IA affichée en tête des résultats Google. Elle synthétise plusieurs sources et les cite. En sortir sans sortir de Google est impossible : les deux passent par le même index. La citation dans une réponse ne dépend pas du classement de la page, mais de la qualité du passage sélectionné.
- llms.txt
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Un fichier proposé en 2024 pour résumer un site à destination des agents d'IA. Fin 2026, aucun moteur de réponse majeur ne l'utilise en production pour choisir ses sources ; son usage réel est l'outillage développeur. Les miroirs Markdown de chaque page lui sont mécaniquement supérieurs.
- CrUX
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Chrome User Experience Report : la base publique des mesures de performance collectées sur les visites réelles des utilisateurs de Chrome. C'est elle qui alimente les Core Web Vitals. Un site sans assez de trafic n'y figure pas encore, comme celui-ci : c'est pour cela que nous publions nos mesures de laboratoire, datées et reproductibles.
- Hydratation
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Le processus par lequel un framework JavaScript transforme une page reçue en application interactive. Une page qui en a besoin est inerte sans JavaScript ; une page statique est pleinement lisible avant toute exécution. La différence se voit dans le temps de chargement, et dans la lecture qu'en font les robots qui n'exécutent pas les scripts.
- RGAA
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Le Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité, le référentiel français d'accessibilité numérique. Il compte 106 critères. Déclarer un site « partiellement conforme » suppose un audit ; sans audit, la seule déclaration honnête est « non conforme », même avec un score automatisé de 100 sur 100.
- Taux de rebond
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La proportion de visites qui quittent un site après une seule page. Un rebond n'est pas toujours un échec — lire une page complète et partir peut être une visite réussie — mais quand le chargement est lent, le rebond est un abandon. La probabilité de rebond augmente de 32 % quand le chargement passe d'une à trois secondes (Google Research).
- Cohérence NAP
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Name, Address, Phone : l'exactitude du nom, de l'adresse et du téléphone d'une entreprise entre son site, sa fiche Google Business Profile et les annuaires. Une divergence est un motif d'écartement : quand deux sources se contredisent, le moteur de réponse préfère ne pas citer plutôt que de risquer une affirmation fausse.
- Backlink
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Un lien pointant vers votre site depuis un site tiers. Longtemps la monnaie du SEO, il reste un signal de confiance quand il est éditorial et pertinent. Les moteurs de réponse s'en servent moins pour classer que pour vérifier une entité : une mention sur un annuaire ou un article de presse confirme qu'elle existe.
Une définition vous manque ?
Les sous-requêtes définitionnelles sont la porte d'entrée la plus honnête dans les réponses IA. Si un terme du web vous échappe, c'est probablement le cas de cent autres personnes ce mois-ci — et nous l'ajouterons.